jeudi 15 octobre 2009

Tempura de crabe en mue, sauce coco thaï

Reconnaissons que le terme "crabe mou" n'est pas très engageant, en anglais on parle de "soft shell crab", ce que je devrais traduire par "crabe à carapace molle", mais ce genre de formulation me conduirait à terme à rédiger des titres plus longs que mes billets, les gens finiraient par se plaindre...

Il vaut donc mieux parler de "crabe en mue", même si on entre là dans des considérations zoologiques, le terme reste plus heureux que "crabe muant". C'est aussi ce qui est indiqué sur le paquet sous lequel ils sont vendus,  et sur lequel je suis tombé incidemment, dans une boutique vietnamienne aux fins fonds du quartier asiatique du 13ème arrondissement de Paris.

Je cherchais des méduses, guidé par la souriante et talentueuse Diane qui connaît le quartier comme sa poche, et avait même poussé la prévenance jusqu'à apprendre à dire "méduse" en vietnamien. Elle ne doit pas avoir un bon accent, car il nous fut répondu qu'il n'y en avait pas, mais à force de fouiner dans ce palais annamite, on en a trouvé dans un bac à congélation et dans un autre un peu plus loin, ces crabes en mue.

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Il m'est humainement impossible de vous décrire l'expression de mes femme et fille, lorsque revenu à la maison, j'ai exhibé ces deux produits... d'autant que j'avais également chaluté au même endroit un joli lot de filets d'anchois séchés et enrobés de caramel aux grains de sésame. Un délice dont je profite seul lors d'apéros clandestins... J'entre dans le vif du sujet, avec un petit détour par le monde des éponges de mer.

L'éponge de mer

L'autre jour en préparant les crabes pour cette recette, je n'étais pas surpris de les trouver très mou (c'est étudié pour), mais un peu effaré par la quantité d'eau qu'ils rendaient... de vraies éponges.

Il se trouve aussi que pas plus tard que dimanche dernier, mon amie Garance me révélait en d'autres lieux, une méditation de l'iconoclaste Professeur Choron (paix néanmoins à son âme et à son tire-bouchon), selon lequel "Les gens sobres sont la réincarnation de chameaux, alors que les alcooliques sont la réincarnation d'éponges de mer". Sur le moment, je n'ai trouvé rien à dire, sinon que faire la vaisselle avec un chameau était illusoire. Puis je me suis souvenu que je n'avais jamais parlé de l'éponge de mer sur CdM; voilà donc comment je me retrouve à tenir des propos insensés du genre "me souvenir de choses que je n'ai pas faites".

Pour commencer, lorsque vous voyez indiqué "éponge végétale" dans un magasin, sachez que ce n'est pas une éponge de mer. Cette dernière appartient en effet au monde animal. Je connais des tas d'amis des bêtes qui se bouchonnent à l'éponge de mer dans leur salle de bain ou qui s'en servent pour laver leur Smart. Je les comprends, elles sont agréables à utiliser et laissent la carrosserie très douce.

Ne vous en inquiétez pas pour autant, le plus souvent, elle est morte lorsqu'elle vous parvient pour vos diverses ablutions, et de plus c'est un animal qui n'a pas de bouche, il ne vous mordra donc pas plus que le petit canard en plastique qui partage votre baignoire. L'éponge n'a d'ailleurs pas de tête du tout.

Elle est constituée d'une colonie d'animaux pluricellulaires, logés dans une armature souple qui lui donne cet aspect particulier, et qui se nourrissent en faisant entrer l'eau de mer au travers de leur paroi. Elle ressort filtrée par un pore large, laissant dans une cavité interne les nutriments nécessaires. L'un des rares animaux à ne pas devoir bouger pour se nourrir.

Cette structure particulière, cette armature retenant des cellules ou des groupes de cellules, comme la structure des protéines des éponges, ont fait que les chercheurs ont déterminé un génome en partie commun avec le cerveau humain. Je ne gloserai pas outre sur la soif d'apprendre, sur les enfants qui absorbent le savoir comme des éponges, et encore moins sur l'acquis par rapport à l'inné, mon questionnement n'est pas d'ordre philosophique, mais juste moral et curieux. Ne méprisons donc pas les êtres les plus frustres, ceux du bas de l'échelle alimentée, les rois eux-mêmes auraient dû passer l'éponge lorsque les serfs pillèrent.

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Encéphalopathie Spongiforme Marine

Il existe de nombreuses variétés d'éponges, on en trouve également en eau douce ou saumâtre. Voici deux exemples ayant trait à l'alimentation humaine ou animale, pour rester dans ma ligne éditoriale. D'abord l'éponge mamelle, appelée ainsi parce que certaines ressemblent à des mamelles de vache (?), et en second, l'éponge mie de pain, ici boulottée par une limace de mer bariolée (indiquant ainsi sa toxicité à d'éventuels prédateurs, seuls les poissons daltoniens ou achromates la consomment, ce qui explique que ces derniers soient en voie de disparition, il n'y a pas que la sur-pêche, les limaces aussi exagèrent).

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Comme vous et moi, l'éponge a quelques prédateurs, des gastéropodes marins surtout, mais aussi quelques crustacés et poissons. Cela dit, l'éponge de mer n'est pas ainsi menacée, elle l'est plus par la disparition des récifs coralliens, achevée ou en cours. Alors que son utilité est incontestable...

Alphonse Allais lui-même reconnaissait qu'avec tous les fleuves qui s'y déversent, la Méditerranée déborderait si Dieu en sa grande sagesse, n'y avait placé des éponges. Un philosophe un tantinet plus sérieux, se posait la question de savoir si l'océan serait plus profond sans les éponges de mer. Arrêtons un peu ces délires, à l'exception justement de la Méditerranée, ma thèse est que c'est à la régulation des marées que les éponges sont nécessaires. Lorsqu'elles se contractent toutes en même temps, la mer monte, et lorsqu'elles relâchent la pression, c'est le reflux.

J'étais toutefois loin de soupçonner un lien direct entre les éponges et les crabes. Évidemment, je connaissais depuis longtemps l'existence du crabe décorateur, lequel est une araignée de mer qui pour se fondre dans le décor, orne sa carapace de différents éléments qui vont bien, des algues, des anémones, des madrépores et des éponges de mer, selon le type de fond avec lequel elle recherche un mimétisme.

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Toujours à mes recherches, je suis tombé sur des jeux mettant en scène Bob l'éponge, et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant l'un des titres "La créature du crabe croustillant", qui me confirma que je n'étais absolument pas hors-sujet dans ces propos sur les spongiaires, en illustration d'une recette de crabe mou en friture...

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Puisque l'occasion m'est donnée de parler de ce dessin animé, autant je trouvais sympathique que le copain de Bob fut Patrick l'étoile de mer, avec le côté irlandais, le côté chef étoilé de la mer, un peu star par morphologie à défaut de modestie, autant depuis que j'ai découvert son portait, je tiens à préciser que toute supposée ressemblance avec un blogueur quelconque serait une erreur de casting et une cause de rupture (comme si avec une pareille tête de bite à Toto...).

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Ces choses étant maintenant enseignées, passons à la recette.

Tempura de crabe en mue, sauce coco thaï

Ingrédients

- crabe en mue
- champignons shimeji
- ciboule thaï
- huile de friture

> pour la pâte à tempura à ma façon:

- trois cuillers à soupe de farine de blé
- deux cuillers à soupe de farine de riz
- une cuiller à soupe de farine de maïs (Maïzena)
- un ou deux jaunes d'oeuf selon la taille
- eau glacée

> pour la sauce coco-thaï

- un verre de lait de coco
- une cuiller à soupe de nam-pla (ou de nuoc-mam) 
- le zeste d'un combava
- le jus d'un citron vert
- le coeur tendre d'une ou deux tiges de citronnelle
- un piment rouge thaï, en dés, sans les graines

Ces crabes, dits crabes de palétuviers, sont communs dans les mers pacifiques et asiatiques, là où il y a des mangroves et de la vase.  Ce sont néanmoins des crabes d'élevage, ce qui se comprend aisément, il serait illusoire de pêcher en quantité des animaux au même stade de leur mue. Lorsque celle-ci se produit, et c'est vrai pour tous les crustacés, ils se terrent car ils deviennent très vulnérables, ils cessent aussi de s'alimenter durant cette période, ce qui contribue à la finesse de leur saveur.

Les champignons sont aussi de culture, longs et fins ils se présentent en bouquets denses. Ils sont souvent présents dans les cuisines japonaises et coréennes, leur saveur se situe entre le champignon de Paris et la pleurote, avec une âcreté assez marquée qui peut ne pas plaire à tout le monde.

Recette

> préparation des crabes

Vous les aurez faits décongeler au frais. Munissez vous de paires de ciseaux, une petite (à oursin), et une autre lambda. Commencez par ôter la plaque caudale, (ici c'est une femelle avec son réceptacle à oeufs, les mâles en on une plus allongée) en exerçant une torsion pour entraîner en même temps le canal digestif. Rognez la carapace en ligne droite sur un à deux millimètres au niveau des yeux.

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Soulevez avec précaution la carapace de chaque côté, de façon à pouvoir atteindre les branchies et les couper. Ne tirez pas trop, afin de ne pas la décoller au centre.

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Retournez ensuite le crabe, et coupez le en deux. Merci à Mathilde pour sa collaboration photographique!

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Placez les sur du papier absorbant, et laissez les une heure environ, qu'il finissent de bien s'égoutter. En agrandissant l'image, vous constaterez que la carapace est vraiment molle, et même chiffonnée au niveau des pinces. Leur forme, comme leur teinte rouge, fait penser à celle des étrilles. Il possède aussi comme cette dernière deux pattes arrières nageuses, aplaties donc. Le coffre est par contre est par contre plus rond.

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Préparez les champignons, il suffit de couper le socle sur lequel ils sont réunis. Je ne les ai pas lavés. Parez aussi les ciboules en conservant une bonne partie de feuilles vertes. Faites la sauce en mélangeant tous les ingrédients ci-dessus et réservez la au frais.

La pâte à tempura est réalisée au dernier moment, en utilisant des ingrédients très froids, et même de l'eau glacée. Je place mes farines et l'oeuf au frigo pour un meilleur résultat. On mélange le jaune d'oeuf et les farines sans trop homogénéiser, et on ajoute l'eau glacée progressivement, en remuant du bout des baguettes de façon à laisser des grumeaux qui en éclatant dans l'huile bouillante sous l'effet du choc thermique entre l'huile bouillante et la pâte très froide, vont donner ces irrégularités croustillantes qui signent les tempuras réussies. La fluidité est proche de celle d'une pâte à crêpes.

Pour la cuisson, faites chauffer une huile de friture, et commencez par y plonger les ciboules, sans les passer dans la pâte à tempura. Réservez les dans un four à 70°. Prenez des petits fagots de champignons, que vous trempez dans la pâte, et faites les frire jusqu'à ce qu'ils vous paraissent durs, n'attendez pas que la pâte colore, elle reste plutôt claire même très cuite. Les champignons rejoignent les ciboules au four.

Attendez que l'huile soit remontée en température, puis cuisez la tempura de crabe, disposez le tout en assiettes chaudes, les ciboules par dessus et la sauce à côté dans un petit bol.

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J'ai bien apprécié ce plat, même si une prochaine fois, je choisirai une autre variété de champignons, des sauvages si possible, j'imagine assez bien des trompettes de la mort en tempura.

Les crabes étaient bons, mais pas d'aussi bonne qualité que celui que je mange à Dijon, au restaurant du Chapeau Rouge , c'est là que j'en ai dégusté la première fois et c'est mon entrée à chaque fois que j'y retourne. Le chef  William Frachot les prépare en tempura (OK, j'ai copié), avec quelques légumes, et les accompagne d'une béarnaise au corail de homard, excellent, et un produit rare sur les tables françaises, je désespérais toutefois d'en trouver dans le commerce, lui-même m'ayant dit qu'il les recevait par une filière réservée au restaurateurs.

Quant à la sauce, elle était assez bien adaptée, mais ce devrait être tout aussi bon avec la classique sauce à tempura.

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PS : Ci dessous une représentation de Patrick l'étoile de mer après un stage dans ma cuisine, c'est bien mieux comme cela, non?

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Posté par Patrick Cadour à 07:07 - - Commentaires [19] - Permalien [#]


Commentaires sur Tempura de crabe en mue, sauce coco thaï

Bon je vais faire ma chieuse mais moi crabe en mue, dit comme ça, ça me donne pas du tout envie ...Je préfère de loin la traduction littérale à savoir crabe à carapace molle !!

Ceci dit, qu'il soit en mue et donc tout mou ne m'empêche pas de les aimer, et quelque soit la manière dont on souhaite les nommer, j'adore ça ! En tempura ce doit être divin !!

Il faudra que tu me donnes ton adresse pour ma prochaine excursion dans le treize !
Il faudra aussi que j'interroge Diane, car je désespère de trouver des feuilles de combava fraîche !!!

Posté par KITCHEN VICTIM, jeudi 15 octobre 2009 à 13:36

Je partagerais bien les apéros solo de Pat l'étoile....et une virée exotique me plairait bien...jolie découverte en tout cas!

Posté par mayacook, jeudi 15 octobre 2009 à 13:36

Les pirates moi ça me connaît^^ ! Très réussi ce dernier visuel. Pour la recette, sûre que je ne la referai pas à la maison. Il me reste plus qu'à aller à Dijon...

Posté par Sophie, jeudi 15 octobre 2009 à 13:49

Une copine qui connaît et partage mes goûts, s'était pointée à mon anniv avec tous les trucs les plus bizarres qu'elle avait pu trouver au supermarché asiat. Mais les anchois caramélisés, ça on n'a pas pu ! Par contre je file voir s'il y a des crabes mous !

Posté par Mag à l'eau, jeudi 15 octobre 2009 à 14:02

Tu manges des anchois caramélisés, des crabes mous, tu regardes bob l'éponge... mais où vas tu t'arrêter...

Posté par bergeou, jeudi 15 octobre 2009 à 14:45
-;o)))))

Je ne sais qui du chameau ou de l'éponge fût le premier sur cette belle Planète Autiste mais je souhaite qu'on se réincarne ensemble au fond des Océans avec feu notre ami Choron comme Sommelier (bien que je crains quelques joutes gazeuses de sa part)....
Garance

Posté par garance, jeudi 15 octobre 2009 à 16:10

oh, je savais pas qu'on pouvait manger des crabes en mue, ça fait pourtant bien longtemps que je fantasme sur des crabes à poil, déjà décoquillés, y'aurait même pas besoin de casse noix! Mais je me demande si ce serait aussi cool du coup, si les copains échappaient aux coquilles qui se coincent dans les dents et leur font faire de si charmantes grimaces irrésistibles!

Posté par lili violette, jeudi 15 octobre 2009 à 20:24

non, aucune ressemblance ,. Bon, j'aurais pas osé l'acheter, moi, ce crabe en mue congelé, mais vu ce que tu en as fait, j'ai sûrement tort! Très sympa cette balade au milieu des éponges. Je me demande si ce n'est de là que tu tires ton atavisme! Bon, ok, je sors!

Posté par alhya, jeudi 15 octobre 2009 à 22:26

Un billet le jeudi! Tout fout le camp!
Pour me faire déguster du crabe flasque, je ne crois pas que cela va être possible! Même si le reste me tente bien!
Monseigneur, je ne pillerai pas votre cuisine!

Posté par Pen Prad, vendredi 16 octobre 2009 à 14:47

Bonjour Patrick,
Des méduses et du crabe mou !!!!! Toi, tu manges des drôles de choses.
Je veux bien faire de la soupe avec le crabe mou, mais, dis moi, tu fais quoi avec les méduses ???? 0_0 .......
Je crans le pire
Bon weekend quand même (bon courage à tes 2 femmes- je compatis).

Posté par Maï, samedi 17 octobre 2009 à 13:03

Moi, le canard jaune de ma baignoire ne mord pas, bien au contraire!!! Bon, je me calme. J'espère que ça te fera plaisir de lire un de mes commentaires après ce long silence (sur ton blog, hein). Maintenant reste à être pertinente dans celui-ci... es-tu sûr que c'était un vietnamien ce vendeur? Je me méfie de ces chinois qui se font passer pour des japonais ou des coréens ou pire: pour des français!!! Du vietnamien, je ne connais que ce que mon père me disait... une sorte de "bo mai" qu'il disait en criant... j'ai tjrs interprété ça comme "dépêche-toi!!!".
Bref, il faudrait un jour que je m'intéresse à mes origines vietnamiennes.
Dans mes souvenirs, je crois qu'en Nelle-Calédonie, on mange du crabe mou... ce sont de jeunes crabes de palétuviers. Miam, c'est bon le crabe de palétuvier... et le crabe coco aussi... dis, il t'en reste encore des choses à goûter!!!
;-D
Bizbiz.

Posté par Miss Tiny, samedi 17 octobre 2009 à 18:40

Non, aucune ressemblance je copie sur Alhya, c'etait trop tentant.
Les crabes mous, je suis moyen tentee par conte, les filets d'anchois au caramel et les meduses non plus. Quelquefois, c'est juste trop exotique.

Posté par gracianne, mardi 20 octobre 2009 à 13:29

Hé bien je découvre qu'il existe des crabes mous ou en mue, jamais entendu parler, j'en suis restée aux étrilles... mais je goûterais volontiers, rien ne m'arrête - quoique... les méduses... c'est pas sûr. En revanche les filets d'anchois au caramel, ça doit être extra !

Posté par Marie-France, samedi 24 octobre 2009 à 17:34

Moi aussi pas très tentée mais quand je vois ta recette (au fin fond du billet je craque comme d'habitude. Quand je verrai des éponges "végétale" je penserais à toi. C'est toujours spécial ici (et j'aime ça). Bon dimanche

Posté par Dada, samedi 24 octobre 2009 à 23:35

Des apéros clandestins ???? Voilà bien une idée de Breton ! Bon dimanche.

Posté par Martine, dimanche 25 octobre 2009 à 08:53
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Posté par FFCA, mercredi 28 octobre 2009 à 11:45

Filets d'anchois séchés et enrobés de caramel aux grains de sésame, rien que ça... Je risque fort d'avoir un sérieux problême d'approvisionnement dans le coin.

Posté par Hélène, samedi 31 octobre 2009 à 22:36

Ils n'ont pas si vilaine allure tes crabes mous de mangrove. Je les essayerai volontiers en remplacement de ceux de Chesepeake Bay, car une fois frit tu n'y vois plus que du bleu! Euh! Non, au fait! tu ne vois plus la couleur du tout!
Bon je passe!

Posté par Gamelle, dimanche 8 novembre 2009 à 00:46
c'est très bon

J'ai un merveilleux souvenir de crabes frits, les "moechhe", que j'avais mangé à venise, il y a une vingtaine d'années!!!! et ce n'était pas du crabe vietnamien, mais bien des crabes qui faisaient leur mue (je crois que la période est novembre, c'est pour cela que mon fils qui y et retourné cet été en a mangé, mais là, hors saison, ce devait etre du congelé, mais d'où??)
un conseil: essayez!!!

Posté par venezia7, vendredi 30 septembre 2011 à 06:24
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