vendredi 21 mai 2010

Tempura d'algues et d'anémones

Nul n'est prophète en son pays, je ne trouve rien à redire à cette maxime; pour autant, je n'étais pas préparé à me sentir novice sur les grèves de mon enfance. J’avais pourtant la certitude un peu blasée, depuis presque un demi-siècle que je les arpente par tous temps et hauteurs de marée, d’avoir goûté à tout ce qui est possible de porter en bouche, cuit, cru ou même parfois encore vivant, comme les délicates crevettes roses dont la queue claque la mer en nos palais.

Ce fut un  sentiment d’ailleurs bien agréable, qui m’a exagérément ému et excité, de découvrir une nouvelle chose comestible en un endroit pourtant exploré de fond en combles. Pas des inconnus ces machins là pourtant, déjà lorsque j'étais tout petit, ils faisaient partie des dangers signalés à chaque partie de pêche dans les rochers :

- Attention, ça glisse!  (les algues)
-
Attention, ça brûle!  (les anémones)
-
Attention, tu vas être noyé!  (la montante)

En somme, des années perdues à me méfier des jolies anémones vert bronze, à me rincer d'urgence les mains si par malheur j’en avais effleuré une par mégarde en retournant un caillou en quête d’étrilles ou de surprises. Cela dit à ma décharge, je ne connaissais personne dans le coin, qui ait accordé la moindre attention outre qu'esthétique à ces bestioles. Il a fallu l’intervention de mon pote éleveur d’ormeaux, Sylvain Huchette, le fondateur de France-Haliothis (un scientifique lui, pas un glandeur de plage),  pour que ma perception tactile soit changée.

Avant de vous raconter cette histoire, comme en d’autres temps je vous ai parlé des fruits de mer, je vais vous entretenir quelques instants des fleurs de mer.


Médites le avec des fleurs

Elles ne sont pas nombreuses les fleurs de mer, une recherche rapide ne m’a permis que d’en dénicher trois, outre l’anémone, et j'en tire quelques regrets :

- Il est triste de constater que nul chrysanthème de mer ne décore le Cimetière marin.
- De ne pas avoir de muguet comme un poisson, de coquelicot en coquille ou de jonquille en jonque.
- De ne trouver ni bleuet dans le grand bleu, ni gentiane dans la mer, ni mélisse de bateau, ni fleur d'abri côtier ou d'eau rangée...
- Le nénuphar d'Alexandrie a disparu, perdu dans des pensées et des romarins de pleine terre.
- Il y a plus d'iris dans l'oeil d'une seiche que dans un octupus's garden, et quant aux gueules de loup de mer, elles ont plus de vagues à l'âme que de fleurettes à conter.

La rose de mer est un animal-colonie comparable aux formations coralliennes, en plus mou. Il s’agit exactement d’un bryozoaire composé d’une colonie de zoïdes, chacun vivant dans sa chambre chitineuse. Aucun rapport avec la rose de sable.

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La tulipe de mer n’est pas hollandaise pour une fois, il s'agit d'un gros bigorneau carnivore assez répandu en mer des Caraïbes. Son nom ami buveur, proviendrait d'une analogie au verre tulipe.

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Quant au dahlia de mer, ce n’est qu’une superbe anémone, pour qui je sonne le glaïeul.

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Les formes et les couleurs des anémones sont extrêmement variées et sachez le, il  s’agit d’un animal carnivore, le plus souvent irritant voire allergisant ou dangereux. Il capture ses proies en leur lançant des mini-harpons enduits de venin, qui constituent aussi une arme de défense efficace, que seuls les animaux qui vivent en symbiose avec lui ne subissent pas.

Elle constitue à mon avis la fleur idoine pour une rupture :  munissez-vous d’un bocal d’eau de mer contenant quelques anémones, puis débarquez chez votre future ex-copine pour lui déclamer cet anti-madrigal que j’ai composé à dessein.

Je reconnais que le procédé est plus théatral que le sobre et classique SMS : "C fini JTM plu Kass ta", mais je le trouve plus romantique. Ne vous arrêtez pas à la difficulté qui se présente dès le premier vers, vous n’êtes pas obligés de rompre avec une Simone, cela fonctionne aussi avec Hermione, Cameron, Coconne, Bobonne ou Trombonne (avec même parfois un pied en prime pour que cela marche mieux).

Il est pour toi Simone
Ce bouquet d’anémones
Ce jour est notre automne
Cruelle Perséphone.

Accepte ma jolie
Ces belles actinies
Tu m’as gâché la vie
A aimer sans envie.

Que ces orties de mer
Soient douces et légères
A toi plante de chair
Hétaïre et mégère.

Que ces chardons marins
Te brûlent les deux mains
Toi la femme de rien
Projet de nul destin.

Si après cela, elle n’a pas envers vous une haine constante et à toute épreuve, je veux bien l’épouser à votre place. Merci qui?


Anémones bretonnes

L'histoire a donc commencé chez mon pote Sylvain Huchette. En passant voici peu chez lui, au lendemain d'une pêche abondante en crabes mais nulle en ormeaux, il m'a montré rapidement (il avait la visite d'un car du treizième âge du Morbihan), des anémones de mer qu'il tient captives dans un bassin voisin de celui de ses délicieux coquillages, en m'expliquant qu'il étudiait la possibilité de les transporter vivantes à l'instar des ormeaux, dont il fournit déjà les plus grandes tables. Je résume:

- "Tu comprends, au ***, ils les importent du Japon et à El Bulli, ils les recevaient congelées, ce qui est n'importe quoi, sachant que ce n'est quasiment que de l'eau.
- Ah bon, ils cuisinent des anémones ces gens-là?
- Attends, je vais t'en filer quelques unes, tu me diras...
- Euh, tu prépares ça comment?
- En tempura, ce n'est pas mal..."

Et me voici avec mes anémones et mes ormeaux, un peu ébahi je dois le dire. La marée était encore bien descendue en début d'après midi lorsque j'ai entraîné ma fille (qui n'en demandait pas tant) pour un safari photo d'un genre particulier, avec évidemment, l'idée de les faire figurer sur ce le blog, après les avoir cuisinées avec des algues que j'en ai profité pour récolter.

Alors voici comment se présente cette anémone dans la mer, elle peut être beaucoup plus verte (c'est une question de symbiose avec une algue microscopique colorée, qui varie avec les conditions de lumière et le milieu marin). Il en existerait une forme grise, mais c'est le même animal. Elle perd par ailleurs assez rapidement ses couleurs une fois hors de l'eau.

Son nom vernaculaire "anémone verte", vient de son nom latin (à moins que ce ne soit l'inverse) "anemonia viridis". Mon copain Sylvain utilise l'autre nom latin de la bestiole "anemonia sulcata". Il s'agit de la variété la plus répandue sur nos côtes, elle se rencontre en Méditerranée, en Atlantique des Canaries à l'Ecosse, en Manche et au début de la Mer du Nord. Voici ses autres noms en France, ainsi que quelques traductions (source : DORIS).

- Actinie verte, anémone commune, ortique, anémone (à) beignets (ah, tiens?), ortie de mer, ortigo (en provençal)
- Snake-locks anemone, opelet anemone (GB), Anemone capelli di serpe, matrona di mare, morosa (I), Actinia comun, anémona de mar comun, ortiga de mar (E), Wachsrose, Grüne Seerose, Fadenrose (D), Anémona do mar comum (P), Wasroos, draadroos (NL)

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Il semble que selon les régions, elle soit plus ou moins urticante, elle serait particulièrement virulente en Méditerranée, où il est recommandé de les récolter avec des gants et de prendre des précautions de préparation que je détaillerai dans la partie recette. Émergée, elle se rétracte autour d'une réserve d'eau.

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Même pas mal!

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Tempura d'algues et d'anémones de mer

- jeunes pousses de dulse
- l'extrémité de tiges d'himanthale sur 20 cm environ
- anémones de mer vertes
- farine
- oeufs
- eau gazeuse
- sauce tempura

La dulse (palmaria palmata) est avec le wakamé, l'une des meilleures algues, mangée par exemple crue mêlée à des crudités terrestres. L'himanthale (himanthalia elangata) est l'algue la plus consommée en France, où on la nomme aussi haricot ou spaghetti de mer. On utilise normalement les dix derniers centimètres de la tige, mais récoltée au printemps, cette algue est très tendre, il n'y a aucun inconvénient à l'utiliser sur une plus grande longueur.

Recette

- Placez au congélateur dans un bol quatre à six cuillers à soupe de farine de blé (on peut y mêler une partie de farine de riz si on en possède) et une petite canette d'eau gazeuse. Ne laissez pas cette dernière trop longtemps, sous peine d'avoir une surprise jaillissante au moment de l'ouverture, une demi-heure suffit.

- En Méditerranée par exemple, on rince les anémones au vinaigre avant de les passer à l'eau fraîche, ce qui a pour effet de leur faire cracher leur venin. Sylvain Huchette les utilise directement sans autre forme de procès, estimant que la cuisson, surtout à température de friture, neutralise les molécules irritantes. Dans le doute et n'ayant alors pas encore ce retour d'expérience de mon initiateur, je les ai rincées dans de l'eau un peu vinaigrée, je ne le ferai pas la prochaine fois, mais faites-le si vous sentez que les tentacules vous irritent un peu la peau, ce qui n'était pas le cas.

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- Rincez les dulses séparées en fragments d'une dizaine de centimètres et séchez les, elles n'ont besoin d'aucune autre préparation. L'himanthale (à ne pas confondre avec le fromage) gagne par contre à être trempée une quinzaine de minutes dans de l'eau douce avant d'être séchée. Il ne s'agit pas de la dessaler (les algues ne contiennent pas plus de sel que la plupart des plantes) mais d'améliorer sa texture.

- Au dernier moment, préparez la pâte à tempura. Il faut procéder ainsi, car sinon elle s'alourdit et durcit à la cuisson au lieu de développer le croustillant et la légèreté requis. Il faut qu'elle soit la plus froide possible, l'une des clés de la réussite résidant dans le choc termique avec l'huile de friture. La pâte se prépare dans un bol, on ajoute à la farine de l'eau gazeuse mélangée avec un ou deux jaunes d'oeuf. On mélange avec une baguette, pas trop, il doit il y avoir beaucoup de grumeaux et "encore de la farine sur le bord du bol". La consistance est voisine de celle d'une pâte à crêpes, les grumeaux en plus.

- Passez rapidement les ingrédients dans cette pâte et faites les frire dans un bain à 180°, en commençant par les anémones, puis par l'himanthale roulée en toron et enfin par les rameaux de dulse. Servez aussitôt, j'ai surélevé les anémones sur un petit galet, après tout, ce sont les vedettes inattendues de cette préparation!

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La sauce pour tempura est traditionnellement confectionnée avec du bouillon dashi, du soyu et un peu de sucre, on y trouve parfois du mirin, auquel cas on ne met pas de sucre. En panne de sauce soja, j'ai utilisé de la sauce "ponzu", qui est à base de dashi de bonite, de soyu et de jus de yuzu. J'avais déjà remarqué que sa saveur s'harmonise à merveille avec les notes iodées, et ce plat n'en manque pas!

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Bien entendu, ma femme et ma fille ont catégoriquement refusé d'en manger, elles souhaitaient je le suppose d'abord constater quel effet aurait cette ingestion sur mon organisme. Effet positif, c'est bon, iodé, sans atteindre des sommets de gourmandise. Ce serait le cas, je suppose qu'on en parlerait plus!

On en parle pourtant un peu, c'est moi qui n'ai pas été assez attentif. J'ai ainsi découvert depuis qu'on l'utilise par exemple en Italie, frite certes, mais aussi en salade ou en omelette. Esterelle (décidément...) en parlait déjà en 2006, et plus récemment Julie Andrieu s'y est intéressée au hasard d'une émission tournée en Andalousie. Là bas, ils les trempent dans la farine et les cuisent immédiatement, ou alors pour conserver une texture fondante, ils les farinent puis ils les placent deux heures au congélateur avant de les frire.

A ce titre la cuisson en tempura me parait idéale, car la pâte protège bien la texture un peu gélatineuse des anémones, le contraste entre celle-ci et le croustillant de la pâte est vraiment intéressant.

(Enfin, je ne serais pas très étonné si une copine vivant aux Açores venait m'expliquer que là-bas, non seulement ils en mangent à chaque petit-déjeuner, mais qu'aussi, ils les utilisent comme tétine à mâchouiller pour les bébés :-))

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Posté par Patrick Cadour à 05:37 - - Commentaires [25]


vendredi 14 mai 2010

Salade de poulpe à l'orange (et quelques criminels)

Entre nous, c'est rigolo d'avoir une copine cuisinière-légiste, qui sait inventer des recettes à partir du récit de la vie d'horribles méchants. Une belle inspiration littéraire, une plume drôle, fluide et très documentée, il s'agit du dernier livre d'Esterelle Payany "Les criminels passent à table : 30 recettes vraiment mortelles des méchants de la littérature".


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Vous me connaissez, j'aime qu'on me raconte des histoires autour de la table, c'était d'ailleurs l'un des critères de choix du "Concours de Recettes Simples de la Mer", dont nous n'allons pas tarder à vous donner le palmarès. Alors forcément, j'ai beaucoup aimé ce livre, la finesse des portraits, les extraits littéraires choisis qui révèlent (s'il en est besoin) la profondeur de la culture littéraire de l'auteure. J'aime beaucoup aussi les illustrations drôles et pertinentes, tout comme la parfaite adéquation des recettes aux personnages, d'ailleurs j'ai découvert des méchants -et surtout des vilaines- que je ne connaissais pas, ça va me donner des idées...

Pour en découvrir plus, je vous invite à aller consulter l'interview d'Esterelle réalisée avec un vrai talent de questions par Anne, sur Papilles et Pupilles. De même que pour  découvrir une partie de l'esprit de ce livre, je vous suggère de passer sur Esterkitchen, où est reproduit un inédit qui n'a pas trouvé place dans l'ouvrage. Serial killer et beurre aux fleurs, presque un poème!

De mon côté, je vais me contenter de m'amuser un peu dans la même veine, sauf que non seulement je n'écris pas aussi bien, hélas, mais de plus, je ne suis pas très sérieux dans mon boulot de blogueur et trop fainéant pour me lancer dans l'écriture d'un bouquin. Alors voici (entre autres) ce que m'a inspiré la plongée dans ce livre de cuisine pas comme les autres, Esterelle, pardon par avance!

 

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(Merci Mathilde pour ce montage!)


Comme tout bon livre de cuisine, il comporte un index des recettes, or dans celui-ci ne figure aucune recette comportant des produits de la mer, sinon quelques algues dans les biscuits de mer de mon collègue Long John Silver (délicieux au demeurant, j'ai eu la chance de les goûter lors d'une séance de dédicace). Certes, je trouve réconfortant de constater que la cuisine de la mer n'est pas un truc de méchants, mais quand même...

Je me devais donc de réparer cette pénurie, avec si possible un produit qu'Esterelle affectionne et une recette teintée de la Méditerranée chère à son coeur.  Il ne me restait plus qu'à trouver le méchant, un casting s'imposait où se sont présentées des bobines barbues.


Barbe Noire

BNO

De son vrai nom Edward Teach, ou plus probablement Edward Drummond si on en croit Daniel Defoe, il fut l'un des pirates les plus cruels et téméraires des Caraïbes. Il finit par être arraisonné par un navire anglais, Le Pearl. On l'a souvent vu au cinéma, et la rumeur prétend qu'il fera une entrée remarquée dans le quatrième opus de "Pirates des Caraïbes".


Barbe Rouge

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Je suis né avec Barbe Rouge, alias Le Démon des Caraïbes; c'est en effet en 1959 que la bande dessinée de Charlier et Hubinon est parue dans le premier numéro du Journal Pilote (matin...). Je possède bien entendu tous les albums de la série et je m'y replonge régulièrement. Barbe Rouge figure régulièrement aussi dans les albums d'Astérix où il m'amuse, tandis que sa représentation donnée au cinéma par Alain Chabat m'a juste consterné...


Barbe Bleue

BBL

Celui-ci n'est pas un pirate, mais un garçon plutôt spécialisé dans les penderies, le crime de placard, comme on dit sur les blogs culinaires. Il tuait ses femmes, il semble que le personnage ait été inspiré à Charles Perrault par le roi anglais Henri VIII, monarque qui eut six épouses dont aucune ne survécu. Certains veulent y voir Gilles de Rais, mais ce dernier s'expliquait plutôt dans la magie noire et le sacrifice rituel d'enfants.


Barbe à poulpes

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Ce beau pirate aux yeux bleus a pactisé avec le diable par dépit amoureux.  Il fut ainsi doté de pouvoirs fantastiques, en particulier d'être le maître du Kraken, pieuvre géante assez grande pour entraîner les navires par le fond. Davy Jones avait donc toutes les chances d'être retenu pour illustrer une recette de poulpe, mais si vous comptez attentivement les tentacules de sa barbe, vous vous rendez vite compte qu'il s'agit d'un déguisement et non d'un octopode.


Barberousse

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C'est bien entendu lui que j'ai retenu, un pirate de la Méditerranée, qui aurait pu goûter à cette salade aux accents du Maghreb. Ainé d'une fratrie de quatre, Aroudj se mit au service des turcs. C'est ainsi d'ailleurs qu'il y gagna son surnom, puisque de "Baba Aroudj" ("baba" est un titre honorifique), les occidentaux firent "Barbe Rousse", alors qu'il l'avait chataîne. 

Avec ses janissaires particulièrement brutaux, il s'empara de Tunis puis d'Alger (où il fit égorger le roi dans son bain et pendre les dignitaires aux remparts du Penon). Cette ville devint alors le nid d'où des dynasties de pirates barbaresques allèrent écumer la Méditerranée occidentale, et cela jusqu'au débarquement des français.

C'était un vrai sale type, auquel il ne faisait pas bon chercher des poulpes dans la tête... Une discipline de fer régnait sur ses chébeks, où lorsque le terrible chat à neuf queues était usé sur le dos des marins, il ordonnait de pêcher un poulpe afin de pouvoir continuer à les fouetter. Inutile de vous préciser qu'ensuite, la créature était parfaitement attendrie et prête à cuire dans un poulpeton (je parle du poulpe, pas du marin).

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Avec les femmes c'était pareil, il surgissait vent en poulpe dans les harems, et pas question de poulpée qui fasse non, non, non, même si d'après la rumeur, il ne cassait pas trois pattes à un calmar. (En aparté, je me demande comment se nomme la femme du poulpe, poulpette, pieuvre, poulpeuse, ou carrément poulpoupidou?)

Bon j'arrête, et je file me cacher en cuisine, pour cette recette que je pense, ce brave homme aurait aimé déguster tranquillement sur la plage de Tipaza.

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Salade de poulpe à l'orange

Ingrédients

Pour la cuisson du poulpe:

- deux poulpes de un kilo environ
- une orange
- une papaye
- branchettes de fenouil
- feuilles de laurier
- trois gousses d'ail
- quatre échalotes
- graines de coriandre
- gros sel

Pour la salade :

- deux oranges
- un petit bulbe de fenouil
- un oignon rouge
- deux poivrons "corne" verts ou jaunes (les rouges sont moins pimentés)
- trois petits oignons blancs frais
- feuilles de menthe marocaine
- ras-el hanout
- poivre noir
- huile d'olive "ardente" (avec pas mal d'acidité)


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Choisissez si vous le pouvez du poulpe de roche, si vous en trouvez, ils sont assez rares. Ils sont réputés plus tendres et savoureux que les poulpes des sables, mais certains prétendent exactement le contraire. Ce sont en tout cas les premiers qui sont servis chez Ducasse à la table du Louis XIV à Monaco. Sachez également que c'est au printemps que les poulpes en général sont les meilleurs et les moins coriaces.


Recette

Il faut commencer par préparer les poulpes. Séparez la tête des tentacules, en coupant au dessus de la bouche, dont vous ôterez alors facilement le bec. Retournez alors le capuchon de la tête, pour mettre les organes de la bestiole à l'air, et enlevez tout. Évitez de percer la poche d'encre, elle noircit la chair qu'il faut beaucoup laver ensuite, elle n'a pas la même valeur gastronomique que celle de la seiche. Ensuite vous séparez les tentacules. Ne vous embêtez pas trop à enlever la pellicule de peau, c'est plus facile après cuisson.

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Je vous ai déjà parlé ici des différentes possibilités qui s'offrent au cuisinier pour attendrir les poulpes, la plus efficace me semblait être de les congeler (après s'être assuré de ne pas avoir acheté du poulpe déjà décongelé, ce qui est fréquent), mais il faut en avoir le temps, voire l'envie, or je n'avais ni l'un ni l'autre. J'ai combiné trois techniques qui m'ont donné un résultat impeccable, presque trop tendre!

- La première, je l'utilise pour tous les céphalopodes, elle consiste à démarrer la cuisson à froid, même lorsqu'il s'agit de les poêler. Ici, j'ai préparé mon court bouillon avec les ingrédients de la première liste (dont le jus et le zeste de l'orange préalablement prélevé au couteau économe), et je l'ai laissé refroidir avant de démarrer la cuisson du poulpe, à frémissement vingt-cinq minutes après l'ébullition...

- La seconde technique, je l'ai lue fortuitement sur un forum, où il était dit que les habitants de je ne sais plus quelle contrée, font cuire le poulpe avec de la papaye verte, et qu'il avait été constaté que la papaïne a la propriété d'en attendrir la chair. Je me suis contenté de la couper en morceaux et de la mettre dans le court bouillon, avec les graines. Je n'ai pas trouvé de papaye verte sur le marché, j'en ai pris une pas trop mure, je pense que c'est surtout une question de saveur plus ou moins neutre.

- La troisième technique, je l'ai empruntée à celle des bulots, une autre bestiole coriace, elle consiste à les laisser refroidir dans l'eau de cuisson. Je les ai sortis encore tièdes (pressé je vous dis!), et second bénéfice, la peau s'est alors enlevée avec une facilité déconcertante. Il ne sert toutefois à rien de s'acharner à enlever cette peau jusqu'au bout des tentacules! Par ailleurs, la poulpe prend bien ainsi la saveur du bouillon de cuisson

Coupez les tentacules en tronçons, plus longs dans leur partie fine, le capuchon en bracelets et réservez.

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Préparez les ingrédients de la salade : Lavez et ciselez une douzaine de feuilles de menthe marocaine. Pelez les deux oranges à vif, et prélevez les quartiers sans les peaux. Coupez le bulbe de fenouil en lamelles, l'oignon rouge et les poivrons en fines rondelles (sans leurs graines et leurs parties blanches), et enfin les oignons blanc en petits dés.

Mélangez le tout, ajoutez du ras-el-hanout (une cuiller à café rase), du poivre noir, du sel si nécessaire et de  l'huile d'olive. Conservez au frais avant de servir.

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Vous noterez que cette recette ne comporte pas d'alcool, pas de vin pour la cuisson du poulpe, pas même de vinaigre dans l'assaisonnement. Barberousse était mulsuman, et j'ai respecté cette observance. Ce qui ne m'a pas empêché de l'accompagner d'un bon Faugères rouge, une Cuvée tradition de chez Barral qui s'ennuyait dans la cave.

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Posté par Patrick Cadour à 07:07 - - Commentaires [18]
mercredi 12 mai 2010

Récapitulatif du "Concours de recettes simples de la mer parfois compliquée"

Je commence ce récapitulatif avec l'impression de me jeter à la mer pour une traversée de la Manche à la nage, tant vos recettes ont été nombreuses, il y en une soixantaine pour quarante-sept participants, je vous en remercie beaucoup. Merci également à Anne, qui a relayé "l'évènement" sur le blog  Culino-Dates. J'ai classé ces contributions par ordre d'arrivée, à l'exception de celles des non-blogueurs que je retranscris intégralement à la fin de ce billet.

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Mon jury de choc, composé comme vous le savez d'Anaïk et d'Esterelle va m'être une fois de plus précieux, mais sauront-elles tempérer mon appétit des produits de la mer, un nombre de ces recettes me plaisent beaucoup. Je rappelle que les "instructions" pour ce concours étaient à la fois de concocter une recette  (ou d'en proposer une déjà publiée), simple avec peu d'ingrédients, utilisant des produits les moins victimes possible de sur-pêche, et de raconter une histoire plus ou moins longue autour de la mer ou de la recette.

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Garance est une copine de longue date, et j'ai parfois la chance lorsque je séjourne en Provence, de m'échapper un moment vers sa colline sauvage, boire un verre de vin, déguster de toujours étonnantes préparations et tenter d'éviter d'être dévoré par son maudit chien... Elle a réussi à adapter mon goût immodéré pour l'anguille laquée telle qu'on la prépare au Japon ou en Corée, avec le maquereau, l'un de mes poissons favoris pour l'ensemble des raisons qu'elle décrit parfaitement, avec ce :

"Saba" like "Unagi" & Le Maquereau laqué à la japonaise ou la beauté cachée des "Mal et Mets"...
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Lili est de celles dont je ne rate (quasiment) aucun billet, un vrai clown en finesse si on sait la lire, elle a voulu participer parce qu'on s'entend bien. Son blog est un repère de potes aussi affamés que plein de mauvaises attentions adorables. Là, je n'ai n'ai pas bien vu la recette tirée de ses archives, simplement, elle rythme bien avec avril, c'est ce qui compte parfois.

De l'iode et des arêtes

lili


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Emilie a investi dans ce concours au point de reprendre son blog laissé pour compte de longs mois, autant dire que cela me touche beaucoup. Nous nous parlons depuis longtemps, nous avons même partagé une table de bistrot avec quelques amis, un jour j'irai comme Nerval promener un homard au Palais-Royal en sa compagnie, nous partageons le même goût pour l'histoire littéraire.

Filets de rouget panés à la pistache

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Emilie

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Sur Bolli's Kitchen, le concours s'internationalise, car comme à l'accoutumée, les billets sont rédigés en français et en allemand. Une chouette recette de caparccio de saint-jacques, huile d'olive, fleur de sel et poivre noir. En plus, on y a apprend que l'auteure a été pêcheur de langoustines...


 

Bolly



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Lavande, que j'ai croisée voici hélas déjà un bon bout de temps à Aurillac est toujours aussi efficace puisqu'elle a été dans les premières à participer. Elle le fait avec toujours le même souci de transmettre des recettes originales et et légères :

Recette légère : Noix de Saint jacques à l’ananas, coulis au corail


 Lavande


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Dominique est bretonne, et même de Brest. Il y a du chou-fleur dans sa recette, mais aussi une évocation des fruits de mer en Australie. De vous à moi, c'est comme cela que je les aime les bretons, un pied en Bretagne, l'autre voyageur.

St Jacques Poêlées, Fricassée de Chou-Fleur aux Anchois

Dominique


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Tiusha, j'aimerais lire toutes ses recettes et ses billets de découverte, j'ai rarement vu autant de productivité dans la qualité, il lui arrive de publier plusieurs fois par jour, et comment je fais pour suivre? Je l'ai vue lors d'une rencontre entre blogueurs et producteurs organisée par Garance sur sa colline, c'est vraiment une passionnée! Elle participe avec deux recettes, j'ai une préférence en bouche pour la seconde (où elle raconte aussi sa façon de cuisiner), et beaucoup d'affection pour la première qui utilise un jus de daube, j'aime bien cette association de "jus" de viande sur le poisson.

Lieu jaune au jus de daube, carottes, champignons

Tiusha

Bar, bouillon de coquillages au combava

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Déborah, je n'y crois pas... c'est l'une des participations purement amicales à ce concours, car je n'ose penser que la talentueuse propriétaire de la Librairie Gourmande ait un instant songé à gagner le livre de Ducasse! Je la rencontre (trop) souvent (pour l'intégrité de ma carte de crédit), et quel plaisir de plonger dans la littérature culinaire avec une personne qui la connaît en profondeur, elle guide mes choix, elle me fait goûter des trucs, elle m'offre un livre épuisé sur la découpe des poissons découvert dans l'ancien stock de la Librairie. Bref, je suis très heureux que son éloge du chinchard figure parmi les participations.


Cuisiner le chinchard, le poisson qui fait du bien au porte monnaie


Debo

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Amélie a (est) une jolie cocotte, elle vit en Avignon où j'ai des attaches belle-familiales, et forcément, on a bu un verre dans un des recoins tranquilles de cette belle ville, même en plein festival de théâtre. Pas trop le genre à participer aux jeux de la blogo, on dirait presque qu'elle a un billet écrit de longue date, juste pour dire... N'empêche que je suis content qu'elle nous le confie, et que je trouve cette recette vraiment bien, limite onirique...


Ceviche de Saint-Jacques et pomelo de mon beau

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Amelie


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Eleonora cuisine "au fil de ses rêves d'amour", ce qui vous l'avouerez, vaut largement mieux que cuisiner sans passion.  Son blog est attachant, elle y est sans l'ombre d'une frime avec l'intensité de ses superbes photos, et quelque part, ça nous repose... Je n'aurais certes pas choisi du grenadier, poisson de profondeur dont la population s"amenuise, mais la recette est jolie, tentez là avec un filet de julienne par exemple...


Un rôti de grenadier à l'ail façon four


Eleonora

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Anne, que je ne connais qu'au travers quelques activités agricoles virtuelles, propose une association classique et savoureuse, saint-jacques, risotto et safran. La façon de cuire le risotto m'a beaucoup plus, je n'y avais pas pensé et je vous laisse la découvrir.

Saint-Jacques sauce safranée et risotto croquant

Anneco


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Paprikas, je l'ai rencontrée un bon millier de fois je pense, elle fait partie des blogueurs que j'apprécie le plus, elle a toujours le feu sacré pour publier, et depuis que je la lis, ses billets sont toujours à peu près construit de la même façon, une petite histoire, un laïus pédagogique sur le produit phare de sa recette, et celle-ci enfin. Elle nous gratifie d'une jolie recette qui fleure bon sa culture marocaine.

Roulés d'aiglefin aux olives, amandes et huile d'argan

Paprika


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Tilou et Ticha sont au Québec; ou ils sont séparés par l'Atlantique (ce qui vaut quand même mieux que d'être séparés tout court).  Ils nous proposent un point de jonction intermédiaire, dans le grand nord scandinave avec cette recette sortie de leurs archives :

 

Soupe de saumon à la mode finlandaise


tilou

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Je découvre le blog de 56océane, qui à mon avis, habite dans le Morbihan. Elle participe avec deux recettes, dont l'une avec du cabillaud d'Islande écologiquement responsable, joliment présenté dans une barque de filo, et des filets de dorade grise, un poisson répandu et délicieux, mais rarement mis en avant par les cuisiniers.

Barquette de dos de cabillaud, épinards et quinoa

56oceane

Filet de dorade sur fondue de poireaux crémeuse

56oceane1

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Dominique est à Brest, c'est étonnant que je ne l'ai pas encore croisée, ne serait-ce qu'en faisant le marché! Avant de nous livrer une appétissante préparation de lieu jaune aux lardons, elle nous raconte la mer en Australie, et c'est fort intéressant.


Pavé de Lieu Grillé, Tomates Cerises et Lardons Rissolés


 

dominique

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Annika, à la cuisine inspirée de ses origines suéduoises, est allée rechercher assez loin dans ses archives, en décembre 2006, la recette de tellines telle qu'on la pratique couramment en Camargue.  J'aime bien croiser Annika, une quasi-voisine, soit un verre à la main chez un caviste, soit autour d'un mezze libanais, son éclectisme n'a pas de limite!

Tellines

annika


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Benco se définit lui-même comme un "toqué de cuisine, totalement autodidacte". Quoiqu'il en soit, son blog est riche de créativité et montre une belle maîtrise des techniques culinaires. Sa recette, sans être vraiment simple, est magistrale, avec une utilisation très intéressante du corail :

St Jacques et mousse coraillée

Benco


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"Au gré du marché" poste depuis le Québec, elle nous évoque un joli souvenir d'enfance à partir de l'ancienne et savoureuse "sole bonne femme" qu'elle découvert grace à une française, et elle en conserve en bouche toute l'onctuosité. Sa recette mèle poisson et fromage, un pari toujours risqué, que je trouve particulièrement habile ici.  De plus, j'y apprends l'existence du Bleubry, un bien joli nom...

Elle enchaine avec une simplissime salade au crabe qui me plait vraiment beaucoup, une belle association avec le concombre.

Sole au Bleubry et aux noix

gr_dumarche

Salade de crabe et de concombre

gr_dumarche1


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Claire, depuis sa "Plus petite cuisine du monde", nous livre une recette vraiment en adéquation avec l'esprit de ce concours, une rencontre au sommet le plus simple de deux saisons, je vous laisse découvrir cette recette, dont l'intitulé est déjà toute une histoire.

La salade d’asperges aux coquilles St Jacques qu’on ne peut faire qu’une fois par an

claire


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Virginie, alias Mayacook est elle aussi brestoise (décidément ce concours fait florès de Siam à Lambé), d'adoption certes, venant du Dauphiné avec son marin de mari, mais il faut voir comme elle fait siennes les ressources marines du Nord-Finistère. On se voit régulièrement, on a même eu le plaisir de tourner une bluette pour M6 sous une glycine blanche.

Le thème de cette émission était "Les petits poissons bleus et pas chers",  et  je suis particulièrement sensible à ce qu'elle mette ici en scène le maquereau dans son plus simple apprêt et qu'elle utilise des algues (non indigènes certes, encore qu'on en cultive pour les exporter au Japon).


Maquereaux au sel et radis marin


Virginie



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Hélène est une cuisinière de talent, chacun de ces billets est un repas complet. Elle est aussi je crois la meilleure ambassadrice de la cuisine du Royaume Uni, que ce soit celle des chef ou celle des traditions familiales, j'apprends beaucoup chez elle... mais quelle mouche (de pêche) l'a piquée pour qu'elle nous propose (en s'apercevant aussitôt de son erreur) une recette de truite, sans doute comme en témoigne son billet, la douce réminiscence de ses dimanche en famille en bord de rivière. Je ne disqualifie toutefois pas cette recette, d'une part elle me plait bien, d'autre part, rien n'empêche de la cuisiner par exemple avec du merlan.


Elle participe également avec une recette bien dans la ligne de son blog, une tartinade de beurre et de crevettes grises, traditionnelle du Lancashire, que je connaissais pas du tout et qui m'a mis les papilles en alerte. Pensez donc, parler de beurre à un breton, c'est encore mieux que de donner la clé d'une confiserie à un gamin... sans compter l'attrait du diététiquement incorrect, encore que...


Filet de truites aux noisettes, fondue de poireau


Becky


Potted shimps (terrine de crevette grise aux beurre)


Becky1


 

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Nawal vit à la Martinique, où lui manquent les huîtres d'eau froides et un bon Sain-Marcellin, bien affiné juste au sortir de la cave. On s'est raté de peu lorsque je suis passé sur son île faire la tournée des artistes du jus de canne à sucre, mais lors de son prochain passage en métropole, je lui ai promis les huîtres que je préfère, sans compter que la Mère Richard et moi, c'est une longue passion Marcelline.

Elle nous soumet une jolie recette pastel, avec un poisson et un fruit que j'adore, une vraie bouffée de fraîcheur qu'il doit être bon de déguster le soir sur un ponton. Elle nous raconte tout aussi superbement les poissons de ces mers et sa proximité avec ces pêcheurs auprès desquels on achète des merveilles encore palpitantes, choses beaucoup trop rares ici où criées et mareyeurs font la loi.

Marlin Espadon cru à la Grenade de la Montagne Pelée et à l'Oignon Péyi

Nawal


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Son blog se nomme Grelinette et Cassolettes, je ne sais même pas ce qu'est une grelinette, mais le mot me plait beaucoup. Comme il me plait que son auteure ait choisi le haddock pour participer, elle nous raconte son attrait pour ce poisson, et je constate que comme moi lorsque j'étais en Ecosse, elle ne le dédaigne pas au petit déjeuner. Son idée d'en faire un velouté est une réussite dont je vais sans aucun doute m'inspirer, en bon capitaine dont elle ponctue son billet d'insultes choisies.

 

La Miss nous propose deux autres recettes, autant j'ai limité les recettes d'archives à une seule par participant, autant je trouve normal d'accepter les contributions publiées pendant la durée du jeu. Ne pas décourager les bonnes volontés, surtout lorsqu'elles cuisinent les très rares céteaux ou du bar en croûte de sel.


Velouté de Haddock


Grelinette


 

Céteaux poelés, Epautre Petits Pois et Asperges

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Bar en Croûte de Sel

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Diane-plop, c'est ainsi qu'elle signe ses billets sur "La Table de Pénélope", nous livre une version de la célèbre marmite dieppoise, conçue à l'origine comme une simple cotriade, mais que les normands ont sophistiqué avec leur ingrédient fétiche, la crème fraîche au lait cru. De plus, elle nous la présente un peu à la Bocuse, avec un couvercle de pâte, comme sur la fameuse soupe Elysée.

Marmite Dieppoise

plop


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Birgit, avec son "Cooking out" et ses thématiques chromatiques, est une blogueuse que je suis depuis longtemps, sa cuisine est inventive et fait la belle part à l'exploration des produits, à leur plastique même souvent. Elle a bien lu l'énoncé, elle décrit de belle façon ses madeleines marines que sont le rouget-barbet et l'oursin de Méditerrannée.

 

J'aime bien l'idée qu'elle ait au départ voulu faire des rougets avec une sauce aux oursins, et que finalement les oursins aient été mangés crus et les filets de rouget simplement grillés au romarin, c'est souvent cela la cuisine simple de la mer, surprises et tentations (cela dit chère Birgit, je ne te tiens pas quitte de cette sauce à l'oursin qui m'intrigue, j'espère que tu la publieras à l'occasion).


Rougets, oursins et mirages bleus


Birgit



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A part le fait qu'il figure dans les liens de la colonne de droite, je crois ne jamais vous avoir parlé de Pierrick Le Roux, professeur de cuisine, à Brest (!). Une vieille connaissance, car il fut l'un des premiers à vulgariser la cuisine aux algues en France. Non content de les cuisiner, il anime à Plouguerneau dans nos abers, des sessions de découverte et de récolte des algues sur l'estran, à l'une desquelles j'ai conduit ma fille, passionnant.

Je suis vraiment content qu'il me fasse l'amitié de participer avec une recette bien "terre et mer" comme on les aime là-bas tout au bout, elle contient de la viande (du cochon bien entendu), du saumon (on recommence à en pêcher dans l'aber Benoît, du vrai sauvage et non de l'échappé de cage), et bien entendu des algues.

"Fricot" terre mer et tous les bonheurs d'ici-bas

Pierrick


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Chez Barbara, voici une étonnante association de lieu (jaune ou noir, d'après les photos, je parie pour le jaune), de coquilles saint-jacques et de framboises. Je suis toujours partisan d'apporter une touche d'acidité aux produits de la mer, autrement qu'avec le sempiternel citron, qui le fait bien certes, mais qu'on voit beaucoup trop!


RÔTI DE LIEU ET SAINT-JACQUES AUX FRAMBOISES


Barbara



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Caro, dont je découvre le blog à l'occasion de ce concours, nous propose deux recettes, dont le dénominateur commun est la carotte : si ça se trouve, Caro n'est pas le diminutif de Caroline. Deux recettes dépouillées et riches en saveurs :

Noix de St Jacques rôties, purée de Carottes au cumin et fraîcheur de Betteraves, écume de Carvi

Caro

Brochette de Sole et Légumes croquants

Caro1


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Le blog de Komlocéan est nommé "La gastronomie des fonds de tiroirs", j'aime bien ces tiroirs qui contiennent du poisson et des légumes frais. Des sardines dans les deux cas, pour deux participations, une recette très "fond de terroir" avec des légumes anciens, l'autre d'inspiration chinoise.

Les sardines en habits dorés et leur purée de légumes anciens


komlocean

Filets de sardines farcis aux petits légumes anciens façon san choy bow


komlocean1


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Chez Letitia, on cuisine également des sardines et des saveurs mélées, j'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir son blog "Piment Oiseau", que je ne connaissais pas auparavant. J'ai été vraiment bluffé par la diversité des inspirations et la justesse des réalisations, beaucoup de billets m'ont fait envie. Bravo et merci pour cette contribution.

Sardines farcies à la brousse, nori et citron vert

letitia


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Avec Murielle, c'est une fois de plus l'île de la Réunion qui est à l'honneur. Une cuisine de saveurs, d'épices d'origines diverses, une croisée des routes marines entre l'Asie, l'Afrique et les Caraïbes. Je l'ai rencontrée souvent Murielle, c'est toujours la même gentillesse et la même passion de la cuisine qui l'animent. Ici, une belle et simple manière manière d'accommoder les pilchards.

Rougail pilchards

Murielle


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Miss Tiny est aussi une copine de longue date que j'apprécie de voir régulièrement, d'ailleurs sa famille est à Brest, mais elle n'a de breton que le coeur, ce qui n'est pas rien car il n'est pas petit... Elle est aussi à l'aise avec une fourchette qu'avec un pinceau, voire des brochettes lors qu'elle s'escrime, et je suis souvent étonné de l'inventivité de ses recettes. Ici, elle utilise une technique de cuisson du poisson que je ne vous ai pas encore présentée, car il se trouve que je ne suis du genre patient en cuisine!

LIEU JAUNE BASSE TEMPERATURE ET SON INFUSION DE LA MER AU PAMPLEMOUSSE,

LEGUMES CROQUANTS

tiny


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Requia est la première blogueuse que j'ai rencontrée dans la vraie vie, un précieux souvenir de table Thaïlandaise, un cadeau (Le vrai goût du Maroc) et une visite éclair chez Izraël, franchement je pouvais plus mal tomber pour une première fois! Par la suite, bien d'autres repas, d'ateliers, dont celui d'où je suis ressorti avec le livre qui est l'enjeu de ce concours. Elle y participe avec deux recettes de cabillaud, depuis le Blog des Astucieuses / Maggi.

Crumble de cabillaud à la tomate

crumble_de_cabillaud

Nems de cabillaud

nems_de_cabillaud


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Elle signe Loukoum, mais je sais qu'elle a un joli vrai prénom, elle poste depuis Strasbourg et ses influences culinaires sont vraiment très variées, avec un penchant certain pour les produits japonais, ce qui n'est pas pour me déplaire. Son blog est de ceux que je consulte avec le plus de plaisir, tant y sont équilibrés  la cuisine, les photos et l'écriture.  De ses archives, elle nous confie un saumon présenté en chirashi assaisonné.

Saumon en sashimi et bol de riz japonais

Loukoum


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Le blog de Marie-France a comme je le lui ai déjà avoué, un nom qui me ravit, allez savoir pourquoi : "Une cuillerée pour papa". Cuillerée souvent à mon goût, elle poste de Vendée dont elle est une véritable ambassadrice. Rien d'étonnant à ce qu'elle nous propose une recette à base de pommes de terres nouvelles aussi splendides que les grenailles de Noirmoutier, elle en renforce l'origine maritime par un choix judicieux de coquillages, après une évocation d'enfance et des photos anciennes, un bien beau récit...

Salade marine aux petites pommes de terre nouvelles

 

mfrance

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Chez Aldina, dont je ne connaissais pas le blog, une appétissante recette de morue nous attend depuis de longs mois, et qui curieusement, ressemble beaucoup à une recette de "Morue à l'auvergnate", que j'ai mangée (y compris la salade verte) pas plus tard que samedi dernier dans l'un de mes repères parisiens historiques, Le Clos Bourguignon. Le patron est du Cantal, cherchez pas... Du coup, j'imagine bien la saveur assez magique de ce plat chaleureux.

Effeuillée de morue à la crème

aldina


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Lorsqu'on arrive sur le blog de Citron Vert qui est de son propre aveu un obsédé culinaire, on est accueilli par un poulpe alangui en bannière, ce qui me met en joie tout autant que d'y découvrir un comparse amateur de pattes de poulet. Cette recette bien de saison est accompagnée d'un sauté de fleurs de tussilage, dont je découvre l'existence. Ne cherchez pas, je l'ai fait pour vous, voici quelques informations sur cette plante, et voilà cette recette bonne pour la santé :

Ma monomanie et la cuisine de la mer

citronvert


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Chez Edith, la simplicité se mange en salade, avec des crevettes, du saumon fumé, et un tas d'autres ingrédients, dont du fromage de grana padano, proche du parmesan mais plus doux, ce qui lui confère plus d'affinité avec les produits de la mer.

Salade marine, simple et gourmande

Edith


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Marie-Laure habite en pays de Brocéliande, quelque part à l'ouest de Rennes donc, là où soufflent encore l'esprit de Merlin, les tentations de Viviane et les joutes d'Arthur. C'est plus l'esprit du couteau de samouraï qui souffle sur cette recette, ce qui évidemment n'est pas pour me déplaire. Elle utilise deux des produits que je trouve les plus fins en saveur, la langoustine et le pied de couteau.

Makis de langoustine à couteau tiré

MarieLaure


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Brigitte a ré-ouvert son Café Créole pour cette recette joliment antidatée pour participer à ce concours . C'est toujours un plaisir de la rencontrer ou de discuter par chat avec elle (cette femme a des ailes aux pieds, elle ne reste jamais à la même place), de visiter les étals exotiques en sa compagnie, de découvrir de nouvelles tables. N'empêche qu'elle prétend que je suis facétieux dans ce billet au requin étrange, je vous recommande chaudement de le lire, et de trancher une fois pour toutes qui de nous deux est le rigolo de la bande! Cela dit, c'est une chouette recette.

Touffé de requin simple et compliqué à la fois

brigitte


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Bergeou nous propose ni plus ni moins que son repas d'anniversaire, que je préfère largement à un gros gateaux avec la dizaine de bougies à laquelle j'ai décidé de me limiter depuis que j'ai atteint cet âge. Pas de cuisson, peu d'ingrédients, une belle mise en valeur des coquilles saint-jacques, qu'elles aient été congelées ne change que peu à l'affaire, surtout si on les mange crues et qu'on ne confond pas pecten maximus avec les pâles imitations des bacs à surgelés. Voilà qui méritait bien une piqure de rappel.  Tu n'aurais pas oublié le sel des fois?

Carpaccio de St-Jacques

bergeou


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Alors vraiment, je suis très fier que Marie ait participé à ce petit concours, elle qui sait et fait tant en cuisine. Elle est en particulier l'auteure du très beau "Ecaille et Plume", livre en deux coffrets que je vous laise découvrir dans le billet que lui consacre Mercotte. La mer n'a pas de secret pour elle, dans ce billet elle nous propose du saumon, tracé de l'élevage à Cherbourg jusqu' à la cuisine. Recette qui utilise également des ingrédients japonais, comme cette algue kombu rabotée dont je raffole.

Pavé de saumon, Tororu kombu, citron vert et  jeunes courgettes

marie


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Anne, j'ai bien aimé lire la version anglaise de ton billet où tu me qualifies de "King of seafood", mention qui disparait sur la version française, et c'est très bien, une fois c'est déjà trop pour mes modestes ambitions! Belle recette aux inspiration thaï, elle me rappelle un déjeuner au Saïgon rue d'Ivry (je signale au passage à la milice que oui, je fais la différence en Thaïlande et Vietnam). J'aime aussi le titre anglais avec ce joli "Sea, sauce and spring"!

Dos de cabillaud, nage d'herbes Thaï au lait de coco, asperges rôties aux agrumes

anne


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Last but not least, avant de passer aux recettes de contributeurs n'ayant ni blog ni site culinaire, ma grande copine La Turtle me propose une contribution où elle narre une pêche nocturne d'enfance qui ressemble bien aux miennes (sauf que je n'avais pas peur des araignées ou autres bêtes). Tant le récit que la simplicité absolue du plat seraient de nature à la placer en tête, mais je préfère la classer hors-sujet (par ailleurs, j'ai encore en mémoire une ancienne histoire de ravioli où elle m'a disqualifié pour d'obscures raisons), car je trouve que ce n'est pas vraiment une recette de cuisine, mais carrément une recette de bonheur. Cela dit, on verra ce qu'en pense mon Jury d'élite.

J'en profite toutefois pour vous livrer deux scoops. Le premier est qu'après avoir découvert quelques chouettes blogs, c'est en particulier la lecture de ce billet d'Alhya qui m'a décidé à m'y mettre à mon tour quelques jours après. Le second est qu'elle m'a proposé que nous interprétions un duo de tapas de la mer au Salon du Blog Culinaire de Soissons, à la fin novembre. Comment refuser?

Apprentissage de la pêche à la crevette rose de Bretagne

et Cuisson après pêche nocturne

alhya

 

C'est toujours très gratifiant de savoir qu'on est lu lorsqu'on écrit, et surtout quand on se donne un peu de mal pour le faire. Voici quelques recettes de ceux que nous autres blogueurs appelons justement les lecteurs. A part ce dernier travers, ce sont de vrais passionnés de cuisine, de vrais doués souvent, mais n'ont pas de blog faute de temps ou d'envie

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Valérie est l'une des plus ancienne et fidèle lectrice de CdM. Elle est normande et voue à cette belle province une vraie passion. C'est toutefois dans les abers que nous nous sommes croisés autour d'un verre bien sympa, juste en face du phare ci-dessus. Elle nous

Tripes de Saint Jacques

Conserver les barbes des Coquilles Saint Jacques. Les laver encore et encore, sous peine d'avoir des crissements de dents à la dégustation (arghhhh!).

Dans une cocotte, faire revenir des oignons ou des échalotes (à l'huile d'olive) sans brûler, juste chauffer. Ajouter les barbes coupées en 2 ou 3 et des petits dés de carottes (à l'appréciation de chacun, j'ai mis 2 très belles carottes de la Manche). On peut aussi ajouter des petits dés de céleri branche. Sel, piment d'Espelette, bouquet garni.

Arroser le tout d'une bouteille de très bon cidre ou de vin blanc sec. Laisser mijoter à feu très doux pendant 2 ou 3 heures. Remuer de temps en temps et rectifier l'assaisonnement si besoin.

- Celles au vin blanc : nous les avons dégustées en entrée, point de garniture n'a été besoin.
- Celles au cidre normand (mais ça marche aussi avec du cidre breton ou basque): en plat avec une bonne purée de pommes de terre maison.
C'est fondant à souhait.

Tripes_de_Saint_Jacques


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La Grive que je ne connaissais pas avant le concours, participe avec une motivation toute personnelle que bien entendu j'ai transmise. Peu importe d'ailleurs cette raison, toujours est-il que sa recette est très jolie, et que c'est la seule cuisson en papillote de la série, une cuisson qui a pourtant le mérite de la simplicité. Il n'y a pas de photo, ou alors je l'ai perdue en route!


PAVES DE SAUMON EN PAPILLOTTE DE LA GRIVE.


pour 4 personnes:

4 pavés de saumon sans peau
4 petits poireaux
2 poires
un peu fermes
beurre, sel poi
vre, grains d'anis ou de fenouil.
papier sulfurisé.

Éplucher les poires et les couper en lamelles, les faire blondir à la poêle dans un peu de beurre. Émincer les poireaux et les faire suer de la même manière, ils doivent être bien cuits, presque fondus, à peine salés.

Sur une feuille de papier sulfurisé étaler 1/4 des poireaux, puis un lit de tranches de poires et enfin le pavé de saumon.

Assaisonner: sel poivre et grains d'anis, déposer une noisette de beurre, fermer la papillote et cuire 10 minutes à four chaud.

salm


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Avec François, la cuisine c'est le plus souvent du direct live, elle est narrée dans son jus, souvent savoureux, beaucoup de ses recettes sont entrées dans mon arsenal personnel, à commencer par son célèbre gigot de 7 heures (et quelques jours). De tous les participants, c'est celui que je connais depuis le plus de temps, nous avons usé nos manches de forum de discussion en dîners, et de bisquine en bistrots (dans le texte ci-dessous, "Pagan", c'est moi). Il partage sa vie entre France et Thaïlande, je vous invite d'ailleurs à consulter son blog consacré à ses découvertes dans ce dernier pays.


(Pas de titre, NDLE)


J'avais pas noté ce que j'avais fait... Encore une fois ça a été une improvisation autour de la cuisine du placard :-)

11h30:

Du riz "Hom mali" bien rincé, dans ma cocotte spéciale cro-onde, recouvert d'un cm d'eau. Cuisson 13 minutes plein pot.

11h40:

Des poireaux en rondelles ont sué dans un peu d'huile d'olive dans une sauteuse. Pendant ce temps, j'ai légèrement asséché un fond de tomates compotées que j'avais fait la veille et je l'ai versé sur les poireaux. Assaisonnement classique, très peu de sel, poivre blanc et une légère pointe de piment. Plaque réglée au minimum, sauteuse couverte, ça reste au chaud.

J'ai enduit d'huile d'olive une poêle anti-adhésive et essuyé l'huile avec un papier absorbant.

12h00 :

La poêle est chauffée au maximum. J'y dépose dessus 8 belles noix de St Jacques. 3 minutes d'un côté, 2 minutes de l'autre. Assaisonnées de quelques grains de sel à la lime kaffir/vanille (Merci Pagan pour cette somptueuse idée).

12h08:

Michèle arrive de son travail, dans son assiette (dans la mienne aussi d'ailleurs), 4noix de st jacques, de la fondue de poireaux et un petit dôme de hom mali.

Les noix étaient encore légèrement translucide au milieu, le corail n'avait pas éclaté. Et c'est quand on avait tout avalé que je me suis aperçu que je n'avais pas fait de photal...

StJacqu03


Bon voilà, c'est terminé pour cette fois, j'ai mis beaucoup de temps à venir à bout de ce récapitulatif, avec beaucoup de galères de formatage (pas totalement résolues) avec Canalblog, inédites jusqu'à présent, je me suis retrouvé avec deux interfaces selon l'ordinateur que j'utilisais. J'ai un peu la flemme de relire une fois de plus, n'hésitez pas à me signaler mes fautes, mes abus et surtout mes oublis. Merci encore à tous.



 

Posté par Patrick Cadour à 03:10 - - Commentaires [31]


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