vendredi 7 mars 2008

Pieds de couteaux farcis

La scène se passe dans une poissonnerie, à "La Marée de Morteau", Monsieur et Madame Roger-Grondin, les tauliers, s'engueulent comme du poisson pourri, il est rouge comme un homard tandis qu'elle souffle comme un cachalot. Les noms d'oiseaux pleuvent à s'y noyer.

Nous sommes peu avant l'ouverture. Il baille comme une palourde tout en disposant sur la glace des colins qu'il serre comme des sardines. Elle actualise les étiquettes, tout en prenant bien soin de placer le disque [Élevé] / [Pêché], en position intermédiaire lorsqu'il s'agit de poissons d'élevage… je suis certain que vous l'avez vue plusieurs fois cette petite arnaque, de vrais requins je vous dis, des oursins plein les poches! Elle l'accoste ainsi :

- Tu crois peut-être que j'ai pas pigé  ton manège avec l'autre morue?
- De quoi tu causes ma crevette? T'as une arête de travers?
- De la peau de hareng qui vient acheter un malheureux filet de julienne et à qui tu refiles deux citrons et un bouquet de persil plus gros que sa perruque!
- Madame Denage? Elle n'a pas de perruque, je l'ai vue entrer chez le merlan l'autre jour!
- Parce qu'en plus tu traines dans son sillage! Je savais bien qu'il y avait anguille sous roche, graine de maquereau va!
- N'importe quoi, tu l'as regardée? Maigre comme un stockfisch, plate comme une limande, une gueule de raie pour compléter, tu parles d'un thon cette nana, pas le genre à se faire draguer, même avec un ciré couleur mayonnaise!
- Ouais, ouais, t'es franc comme une gueule d'anchois, si tu crois que je ne vois pas tes yeux de merlan frit quand tu mates sa jupe à ras de la moule!
- De toutes façons, elle en pince pour le pingouin  du restau d'en face, alors …
- Lui? Mais c'est un vrai phoque! N'essaie pas de noyer le poisson ou de te défiler en crabe! Tu me fais marrer comme une baleine avec ta façon de louvoyer! T'es à la dérive avec ton pauvre bigorneau!
- Mais je te le jure ma langoustine chérie, que je n'en ai rien a cirer de cette tortue, même plein comme une huître, elle ne me ferait pas plus d'effet que le calbute d'un vieux loup de mer!
- Ben tiens la voilà, ta torpille, tu vas encore frétiller comme un poisson dans l'eau, espèce de congre  lubrique, attends qu'elle passe en caisse, je vais lui présenter une addition plus salée qu'un hareng saur!

Madame Denage pénètre alors dans la boutique, et leur demande :

- Bonjour, vous auriez des pieds de couteaux?

La mère Roger-Grondin en est restée médusée…

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(Merci Mathilde ;-))

Les pieds de couteau

Voila bien un curieux coquillage, oblong et ressemblant effectivement, au manche de corne d'un couteau . On le nomme d'ailleurs indifféremment "couteau" ou "pied de couteau" , les anglais parlent de "razor shell". C'est l'un de nos coquillages les plus mobiles! Sa forme allongée lui permet de s'enfoncer profondément en quelques secondes dans le sable au moindre signe de danger. Sous la mer, si un prédateur s'en prend à lui, il peut également littéralement jaillir du sable, nageant rapidement "en arrière" à l'aide de ses deux coquilles, pour aller tout aussi promptement s'enfouir un peu plus loin.

On le repère sur le sable grâce à deux trous rapprochés qui sont la marque de son siphon à deux tubes, par lequel il aspire l'eau pour se nourrir en la filtrant. Les coques procèdent de la même façon et ont aussi un siphon à deux tubes, il faut un oeil averti pour les différencier, les trous révèlant la présence d'une coque sont un peu plus écartés que ceux du couteau.

couteau2

On le trouve dans les sables fins, assez fluides pour qu'il puisse s'y enfoncer rapidement, dans la zone infra-littorale, assez proche de la limite de basse mer donc.

Pour le pêcher, il y a deux techniques principales, aussi ludiques l'une que l'autre. D'abord celle qui plaît le plus aux enfants, consistant à verser du sel dans les trous : l'animal sort rapidement dans un petit bouillonnement et il faut s'en saisir avant qu'il ne s'aperçoive de la supercherie, on prétend que cette arrivée de sel lui fait croire au retour de la marée montante. Moi je crois que çà lui pique les yeux.

Il y a aussi la tige de métal (souvent une baleine de parapluie ou un rayon de roue de vélo), emmanchée dans un morceau de bois. On l'enfonce rapidement entre les deux trous, le couteau ainsi agressé resserre sa coquille à fond, et il n'y a plus qu'à tirer.

On peut tenter le coup de bêche à l'oblique pour l'empêcher de s'enfoncer, mais ce n'est pas la plus fructueuse des méthodes!

Pieds de couteaux farcis

Certes, on peut réaliser bien des recettes plus élaborées que le sempiternel hachis à l'échalote et au persil, que j'ai déjà présenté pour d'autres coquillages. Cela dit, mes anciens les coupaient en petits morceaux et les passaient à la poêle avec échalote et persil, ou les préparaient en gratin, avec sensiblement les mêmes ingrédients. C'est de cette seconde version dont je me suis inspiré.

Ingrédients

- un kilo de pieds de couteaux
- 150 grammes de beurre
- deux petites échalotes
- une poignée de persil plat
- poivre blanc
- fenugrec
- chapelure d'épeautre

Si vous ne les pêchez pas vous-même, il est peu fréquent de trouver en France des pieds de couteaux dans les poissonneries (même à Morteau); si cela vous arrive, voici quelques conseil d'achat. Dans l'idéal, la coquille est bien fermée, et l'animal bien serré dedans, on doit à peine le voir. L'une des extrémités des coquilles doit être bien humide. Cependant, ils sont le plus souvent vendus en fagot, bien serrés par un gros élastique, qui empêche la coquille de s'ouvrir. Alors l'animal fait sortir son pied, comme ci-dessous, touchez le avant d'acheter, s'il se rétracte assez vite, c'est que la bête est vivante; en l'absence de réaction, passez votre chemin!

couteaux

Recette

Lavez très soigneusement les pieds de couteau, on peut les laisser dégorger trente minutes dans de l'eau bien salée afin de les débarrasser de leur sable. Ce n'est généralement pas utile, plusieurs rinçages à grand eau suffisent. Une fois bien nettoyés, mettez les quelques minutes à ouvrir à la vapeur (ou dans une cocotte à couvert, en remuant).

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Sortez les de leur coquille en séparant les deux valves, lesquelles vous nettoyez et conservez, attention, elles sont fragiles! Débarrassez le coquillage de ses parties grises, son appareil digestif en fait, c'est là que se fixe le plus de sable. Hachez le ensuite pas trop finement et réservez.

Malaxez le beurre avec l' échalote hachée finement, et le persil assez grossièrement ciselé. Ajoutez un peu de fenugrec et poivrez. Farcissez l'extrémité des coquilles avec ce mélange, puis parsemez un peu de chapelure (je l'ai déjà mentionné, j'écrase du pain d'épeautre grillé que j'achète dans les boutiques bios, je n'ai pas trouvé  meilleure chapelure).

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Disposez les couteaux dans une plaque à four, et faites cuire à 180° jusqu'à obtenir cet aspect bien doré et servez.

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C'est l'un des plats que préfère ma fille, d'ailleurs dès qu'il s'agit de coquillages, c'est souvent l'un de ses plats préférés! De plus elle est ravie, car c'est bien la seule fois où elle est autorisée à porter un couteau à la bouche. Pas trop goulûment toutefois, ce n'est pas qu'en raison de son aspect qu'on le nomme "couteau", l'une de ses bordures est un peu effilée, mais pas plus que la coquille d'une huître creuse!

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Posté par Patrick Cadour à 07:07 - - Commentaires [40] - Permalien [#]



Commentaires sur Pieds de couteaux farcis

    Ah les couteaux ramassés sur la plage !! Souvenirs,
    souvenirs. Avant que la côte ne soit betonnée entre
    Narbonne, et Perpignan (pas mal d'années donc) nous
    en trouvions encore. Nous utilisions la technique
    de la baleine à parapluie, le sel ? un peu sadique
    je trouve.
    C'est un plat rare que tu nous présentes là.

    Posté par gabriella, vendredi 7 mars 2008 à 10:35 | | Répondre
  • géniale, la recette. Impossible de faire déguster des couteaux dans ma famille, on les péchait quand j'était gosse avec une baleine de parapluie, uniquement comme apâts pour la péche. Pour nous ça ne se mangeait pas ! je n'en ai consommé qu'une seule fois et encore à Barcelone. Il faut que j'essaie ta recette quand je serai sur le Bassin.
    Mais la chair n'est-elle pas trop dure ?

    Posté par Véronique, vendredi 7 mars 2008 à 10:59 | | Répondre
  • ça a l'air délicieux mais je ne sais pas si j'aurais le courage de les préparer !

    Posté par bergeou, vendredi 7 mars 2008 à 11:37 | | Répondre
  • Bou Diou

    Quelle scène, mon ami! Sont-ce tes vacances sous les Tropiques qui te mettent ainsi en verve? Les Roger-Grondin, je les connais bien (même s'ils ne vendaient pas du poisson, mais de la viande de ... cheval, même pas honte!). De grands moments dans leur boutique que le lovelace-boucher a d'ailleurs perdu à trop reluquer sous les jupes des filles!
    Bon, je mets ma salière en bandoulière, je consulte les horaires de marée et je vais en chasser quelques uns.
    Merci d'avoir ramené ces petits fouisseurs à ma mémoire. Bon vent, Capitaine.

    Posté par Pen Prad, vendredi 7 mars 2008 à 11:51 | | Répondre
  • Merci pour cette recette, je ne savais pas vraiment comment les cuisiner, nous en pêchons souvent dans le Morbihan. Pour le pain d'épeautre bio, je testerai, je ne connais pas.

    Posté par Marie-France, vendredi 7 mars 2008 à 11:55 | | Répondre
  • Je ne savais pas du tout comment se mangeait le couteau! J'aime beaucoup cette présentation, ce côté finger food qu'on peut grignoter à la cool... Pour moi le couteau c'était juste des coquilles vides d'une forme rigolote, que je trouvais parfois au bord de la mer. Je savais que théoriquement, ça se mange, mais en pratique... Encore une fois, j'en apprends de belles...
    Je remarque que tu ne peux pas t'empêcher, même dans une persillade toute bête, de rajouter du fenugrec... Ces couteaux m'ont l'air succulents.
    Alors par contre jamais vu ça sur les étals de poissoniers, ou alors jamais fait attention comme souvent... L'étiquette a mi-chemin entre "élevé" et "pêché", par contre, ça oui je l'ai vue souvent!!!
    "Hé bé faudrait demander au patron, mais il est pas là..." Mouaif...
    Bisous et à l'artiste: "Quel talent!!"

    Posté par Véro C.Métisse, vendredi 7 mars 2008 à 12:27 | | Répondre
  • Encore et encore j'apprends des choses en venant chez toi, en te lisant. Voilà un coquillage méconnu pour moi, je n'aurais jamais pensé qu'un tel coquillage pourrait exister - enfin, en mer tout peut exister, sur terre aussi d'ailleurs -!!
    J'aime beaucoup - mais là je me répéte - la manière dont tu décris ces dialogues très jumains après tout même s'ils prennent une dimension animalière avec ces noms d'oiseau et de poissons.
    Bravo à Mathilde d'avoir joué l'artiste et le mannequin pour son papounet, attention il va te voler la vedette, il y a de quoi t'inquiéter sérieusement!
    Bon, quand est ce que je pourrais goûter à cela moi... et porter le couteau à la bouche!

    Posté par Minouchka, vendredi 7 mars 2008 à 12:50 | | Répondre
  • Oupss, je voulais dire humains et non jumains + elle et non il!!! ah la la, ça ne s'arrangera jamais mon problème!!

    Posté par Minouchka, vendredi 7 mars 2008 à 12:51 | | Répondre
  • Oh combien j'ai ri à lire les histoires de poissonnerie loll très bien tournés ces jolis noms de crustacés ou cétacés !
    Je n'ai jamais mangé de couteaux il faut que j'essaye mais pour cela va falloir partir à la pêche car sur les étals rarement ils y sont.
    Ils sont très intelligents les coquillages, leurs manque que la parole !
    Bon week-end

    Posté par Mamounette, vendredi 7 mars 2008 à 13:26 | | Répondre
  • La seule méthode de pêche, que l'ai essayé est celle au sel. Mais je n'ai pas vu l'oeil du couteau.
    En été, je trouve de temps des couteaux vendus en fagots, plus gros et plus blancs que ceux que l'on pêche. Je retiens la recette, cela changera de les faire juste ouvrir au barbecue.

    Posté par Vanille, vendredi 7 mars 2008 à 13:40 | | Répondre
  • Mon Capitaine, j'ai tremblé de lignes en lignes en me disant : il ne va quand même pas utiliser "ma langoustine". Et voilà, tu l'as fait ! Merci pour les sourires et les rires que tu as provoqués, j'adore ton style.
    Concernant la pêche es couteaux, je suis bien d'accord avec toi quand tu dis que le sel leur pique les yeux. Bises, la langoustine blonde.

    Posté par Sophie, vendredi 7 mars 2008 à 13:48 | | Répondre
  • Exquise la scène de genre en poissonnerie. On en sent le fumet d'ici.

    Posté par Estèbe, vendredi 7 mars 2008 à 14:28 | | Répondre
  • mmh, chez moi aussi ça réveille des vieux souvenirs, les couteaux pêchés au sel (c'était moi la gosse à l'époque!). J'en ai jamais remangé, ça reste un souvenir particulièrement extraordinaire (comme tous ces trucs qu'on a adorés étant petits mais jamais remangés!). Je ne sais plus trop comment ma grand mère les avait cuisinés à l'époque, mais il me semble que c'était avec beurre ail et persil, comme les berniques ou le reste de moules!

    Posté par lili violette, vendredi 7 mars 2008 à 15:13 | | Répondre
  • je rejoindrai volontiers mathilde pour l'appréciation de ces petites douceurs ...

    Posté par marion, vendredi 7 mars 2008 à 15:53 | | Répondre
  • J'ai adoré le discours direct. Au Portugal on dirait que c'était une "peixeirada" et à Porto une "bolhoada". Bolhão c'est le grand marché de poissons et légumes, au coeur de la ville.
    Tu ne veux pas signer la pétition pour le maintenir? La mairie veut le convertir en centre comercial. Je te laisse le lien http://www.petitiononline.com/ptratt/petition.html

    Posté par maloud, vendredi 7 mars 2008 à 16:50 | | Répondre
  • Détrompe-toi, mon poissonnier avait des pieds de couteaux (14 euros/kg) sur son étal ce matin. Je ne savais pas comment les préparer jusqu' à ce billet.

    Posté par hélène, vendredi 7 mars 2008 à 16:57 | | Répondre
  • En somme dans cette Poissonnerie l'ambiance est à "Couteaux tirés" ...

    Posté par Nawal, vendredi 7 mars 2008 à 17:10 | | Répondre
  • je n'ai jamais péché, ni mangé de pied de couteau, mais gourmande comme je suis pas de doute cela me plairait.
    Merci de ta visite

    Posté par Mitch, vendredi 7 mars 2008 à 17:25 | | Répondre
  • je n'ai jamais péché, ni mangé de pied de couteau, mais gourmande comme je suis pas de doute cela me plairait.
    Merci de ta visite

    Posté par Mitch, vendredi 7 mars 2008 à 17:26 | | Répondre
  • Bon, va falloir que j'aille faire un tour à "La marée de Morteau", histoire de trouver un couteau à couper la saucisse!

    Posté par olif, vendredi 7 mars 2008 à 21:44 | | Répondre
  • Et là mes pioupious diraient : "Hanlalaaa, c'est pas bien, Mathilde elle a mis son couteau dans la bouche !"...

    Posté par Tit', vendredi 7 mars 2008 à 21:46 | | Répondre
  • Bonjour Patrick,
    J'arrête de rire, et je t'envoie ce petit merci pour m'avoir mise de si bonne humeur dès le matin.
    Les pieds de couteaux, moi je les pêchais à la truelle de plâtrier. Un coup sec, en biais, dans le sable pour les bloquer, rotation, extraction ....
    J'en ai mangé des tonnes, quand j'étais gamine, chaque grande marée permettait de faire des économies !!!
    Et moi, je les préfèrent quand ils dégorgent dans le seau d'eau de mer. Ils allongent leur pied hors de la coquille. Je les prends à pleine main pour les empêcher de se rétracter, et CROC !!! Miam !!!
    Ma mère râlait, il y avair beaucoup de coquilles vides quand elle voulait les préparer.
    Mais celà date ...... mon pauvre dos ne me permet plus ce genre de cueillette.
    Quand à les acheter ...... c'est comme les coques, les tellines, les bigorneaux, ce n'est bon que quand on les a ramassés soi même.
    Félicitation à Mathilde, elle a du aller traîner du côté de St Gué pour prendre comme modèle un de mes copain et sa femme qui sont poissonniers (pilpoil le grand couillon et la petite teigneuse).
    Bon week end

    Posté par Maï, samedi 8 mars 2008 à 10:29 | | Répondre
  • Bonjour Patrick,

    Oui les pieds de couteaux c'est aussi un sacré souvenir de gamin, cela se passait principalement à Paimpol, nous boettions des lignes avec ! Mais aussi nous avions mission d'en ramener à la maison pour faire un ragoût, il y a la recette sur http://www.fruitsdelamer.com en 1998 quand j'ai parlé de cela,beaucoup de Bretons éparpillés sur la France m'ont demandé où ils seraient susceptibles d'en retrouver...10 ans après c'est donc toujours vrai.Souvenirs..souvenirs
    J'avais aussi une recette utilisée par ma grand-mère paternelle qui n'était pas bien riche et qui mélangeait noix et barbes de C.S.J. avec des pieds de couteaux "en coquilles dites à la Bretonne" au four.......
    Bref il y a plein de recettes familiales comme pour tout.
    Bonne semaine
    amicalement
    Alain

    P.S. la moindre pollution d'hydrocarbures peut tuer des dizaines de milliers de pieds de couteaux ! c'est du reste ce qu'il s'est passé à Franceville 14 dans les années 70 en même temps que les coques, qu'il elles sont pélagiques et qui sont revenues partiellement depuis

    Posté par Dino, dimanche 9 mars 2008 à 10:04 | | Répondre
  • Ah, voilà une recette qui va me réconcilier avec les couteaux... pour toute les fois où je me suis écorchée les talons sur la plage avec ces coquillages! la vengeance est douce de les voir ainsi mis à pied de façon savoureuse de surcroit!

    Posté par Catherine, dimanche 9 mars 2008 à 11:38 | | Répondre
  • Maloud, Je vais signer la pétition de ce pas. Merci
    pour cette info. Qu'un centre commercial sans âme remplace le marché typique Bolhäo de Porto, encore une aberration des urbanistes rénovateurs !!

    Posté par gabriella, dimanche 9 mars 2008 à 12:56 | | Répondre
  • Encore un souvenir d'enfance qui ressurgit !
    Dieu seul sait les kgs de couteaux pêchés dans ma jeunesse. Que veux-tu faire de ta peau l'été sur la plage quand la marée est basse et très très retirée. Et bien, chez nous, c'était pêche : couteaux pour nous les enfants car c'est bien rigolo comme pêche (le seul moment de ma vie peut-être aussi où j'ai manifesté de la patience). Berniques, bigorneaux et etrilles pour les adultes.
    Par contre, je n'ai pas trop de souvenir quant à la manière de les préparer. Une fois arrivés à la maison, je me détournais des bestiaux ! mais je crois que maman les préparaient tout simplement en vinaigrette.
    Je préfèrerais largement ta version chaude.
    Moi, j'ai toujours cru à la version de la marée montante !! et j'ai envie de continuer à le croire
    Bon dimanche

    Posté par domie, dimanche 9 mars 2008 à 15:15 | | Répondre
  • pour les parisiens, on en trouve de temps en temps au rayon poisson du ... auchan de la defense. Et oui c'est étonnant mais vrai, et de très frais qui de plus est. Je les sers en général à la plancha, mais a la prochaine ''bonne pêche'' j'essaierai volontier cette recette.

    Posté par Rita, dimanche 9 mars 2008 à 19:41 | | Répondre
  • c'est marrant, je n'en ai jamais mangé, d'ailleurs je ne savais même pas que çà se mangeait, il va falloir que j'essaie !

    Posté par Cathy, dimanche 9 mars 2008 à 22:42 | | Répondre
  • Et pourquoi Morteau, hein ? ))
    Bérus et Berthe égarés en poissonnerie, j'adore forcément.
    Tu sais quoi ? Je suis si peu savante qu'il me faut bien de l'imagination. Si tu savais tout ce que je me suis raconté sur les deux petits trous dans le sable, à en accélerer le pas tout à coup, prise de peur face aux bestioles que j'inventais. Et j'ai découvert l'océan à 28 ans. Hein. quand même.
    Et puis voilà que non seulement tu me révèles le trésor mais que là, j'ai une recette de jeu rigolo comme tout -je préfère le sel, c'est plus interactif, presque joyeux- et une recette pour déguster ma pêche ? Merci qui ?
    Merci toi.
    Ceci dit, je suis à peu près persuadée que ça ne m'empêchera même pas d'imaginer un tas d'horreurs délectables sous le sable, de l'autre côté des trous. Alors ça va.

    Posté par dedicacessen, lundi 10 mars 2008 à 12:27 | | Répondre
  • Je pensais bien qu'on devait les manger avec un beurre de qqchose mais la chapelure d'épeautre ! là, je n'aurais pas pensé !! J'ai bien ri de la conversation des Rouget-Grondin !! pas si facile à mener mais bien vu et le vocabulaire marin s'y prête bien !!

    Posté par senga50, lundi 10 mars 2008 à 21:04 | | Répondre
  • J'en ai déjà vu mais je ne savais pas du tout comment ca se prépare. J'en apprends des choses. Merci Patou.
    Au fait bravo Mathilde. On voit qu'il y a une influence Gauloise La mère Roger ressemble beaucoup à Astérix

    Posté par Paprikas, mardi 11 mars 2008 à 11:52 | | Répondre
  • Enfant je les pêchais avec du sel et ça m'amusait mais je ne me rappelle pas en avoir mangé curieusement... Ton billet me rend nostalgique, il faut que j'essaye ta recette (si j'arrive à trouver des couteaux)...

    Merci

    Posté par inoule, jeudi 13 mars 2008 à 09:57 | | Répondre
  • J'ai déjà ramassé des télines (un vrai régal ça aussi dans le genre) sur la cote royannaise mais nous n'avons jamais eu de couteaux. Je crois que l'on va se ballader avec du sel sur la plage l'été prochain ...

    Posté par birgit, jeudi 13 mars 2008 à 16:53 | | Répondre
  • Ce week-end j'ai mangé pour la première fois des couteaux {navajas} sur la Côte Cantabrique. Tout de suite je me suis rappelée de ce billet.

    Posté par maloud, lundi 28 avril 2008 à 01:23 | | Répondre
  • bonjour,

    cette recette a l'air delicieuse, mais n'y a t'il pas une façon plus simple de manger les couteau? car je vais passer mes premiere vacance a la mer en camping et j'aimerai faire de la cusine facile.

    Posté par didine, mardi 29 avril 2008 à 12:58 | | Répondre
  • en vente a paris

    bonjour, on en trouve quelque pars a paris ??si oui sur quel marché ou poissonnerie

    Posté par le ptit breton, vendredi 7 novembre 2008 à 22:22 | | Répondre
  • J'ai acheté ce matin sur le marché, à un ostréicul-
    teur qui vient chaque samedi de l'île d'Oleron des
    couteaux !! chose très, très rare par chez nous.
    Je me suis souvenue de ce billet et illico ta recet-
    te a été appliquée, fenugrec compris. Un vrai
    délice. Ils étaient très frais.
    Je vais en congeler pour faire goûter à ma petite fille.
    Ton blog est une véritable mine !!! merci Patrick

    Posté par gabriella, samedi 31 janvier 2009 à 13:21 | | Répondre
  • merci pour cette recette que je vais bientot tester, c'est bien la plus interessante que j'ai pu trouver sur le web ^^

    Posté par Nolwenn, samedi 25 juillet 2009 à 12:51 | | Répondre
  • Bonjour,

    J'étais en train de chercher le mot français "couteaux" ("Knives" en anglais?) sur le web quand je vous ai trouvé (excellent site)! En Maroc, on a mangé les couteaux grillés sur la plage -- quelle excellent souvenir.

    Merci pour la recette. J'éspère de trouver des couteaux... plus près de chez nous (Orange).

    P.S.: j'ai les coquilles de couteaux à la maison (qui décor l'entree) -- ça fait toujours parler les gens

    Posté par Kristin, samedi 14 novembre 2009 à 09:55 | | Répondre
  • couteaux de mer

    bonjour a tous
    j ai lu la recette des couteaux de mer
    et j ai voulu la faire car il faut tout essayer et je les faites comme il la dit je comprend que sa fille aime sa , ma femme et moi avons tout manger , mais il faut 1h pour le préparer( pour un débutant comme moi) mais c est très bon merci pour la recette ,je vous conseille de l essayer
    amicalement

    Posté par herard, dimanche 28 novembre 2010 à 14:59 | | Répondre
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